Entretien# Filière cafè-cacao# MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE, PCA de la coopérative Burkina café-cacao de la région du Guiriko : » Le café et le cacao poussent partout au Burkina Faso ».

 Entretien# Filière cafè-cacao# MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE, PCA de la coopérative Burkina café-cacao de la région du Guiriko : » Le café et le cacao poussent partout au Burkina Faso ».

Depuis quelques années, des burkinabè produisent le café et le cacao.
Nous avons rencontré le président du conseil d’administration (PCA) de la filière café-cacao, de la région du Guiriko, MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE, qui a bien voulu nous accorder un entretien. Il parle dans cet entretien, de l’accompagnement de l’État pour la réussite de la production, de projet de formation pour les acteurs de la filière, et des difficultés rencontrées.

LIBERATION BURKINA : Vous êtes le PCA de la coopérative Burkina café-cacao de la région du Guiriko. Peut-on mieux connaître votre structure?
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Suite à l’initiative présidentielle, nous avons bénéficié de plants de café, cacao, d’avocat, etc. Nous sommes environ 180 personnes et nous avons décidé de monter une coopérative, afin de mieux suivre les plants.
LIBERATION BURKINA : On a longtemps fait croire, aux burkinabè que le café et le cacao ne peuvent pas réussir ici…
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Des particuliers produisent le café et le cacao depuis des années.Des gens ont des champs vers Orodara, Bagré. Certains produisent le café et le transforment au Burkina Faso. C’est dire que nous avons le café made in Burkina.
C’est à l’issue de ces expériences que l’État a décidé de faire la production à grande échelle. Il nous a convié de venir prendre gratuitement des plants, café et cacao.
Nous sommes à notre première année, mais, il y a beaucoup de difficultés. Un arbre nécessite une protection, un entretien pour qu’il réussisse.
LIBERATION BURKINA : Y a -t-il des zones spécifiques pour la production du café et du cacao ?
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Non. Le chef Bayala André, le chocolatier qui a eu le prix international de chocolat, a fait l’expérience dans le Ziro. Le café et le cacao poussent partout, pourvu qu’il y ait de l’eau suffisamment.
LIBERATION BURKINA : Quelles sont vos difficultés ?
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO : Nous sommes à nos débuts et nous demandons l’accompagnement de l’État. Nos difficultés, c’est en saison sèche, pour l’arrosage. Nous avons aussi des problèmes de divagation des animaux. Nous avons demandé l’accompagnement de l’État, pour résoudre ces difficultés afin de réussir la production du café et du cacao au Burkina Faso. Le plus important, c’est la disponibilité de l’eau en saison sèche.
La Côte d’Ivoire a deux saisons de pluie, et nous, nous n’avons qu’une seule saison.
LIBERATION BURKINA : Avez-vous eu une oreille attentive pour la résolution de ces difficultés ?
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Moi, j’étais récemment à Ouagadougou et j’ai rencontré le directeur exécutif du bureau national des grands projets de la présidence du Faso. Nous avons bien échangé sur la question. Nous devons rencontrer également le coordonnateur national pour l’autosuffisance alimentaire, pour l’agriculture.
Déjà, nous avons l’accompagnement de notre parrain, Abdoulaye Sawadogo, le PDG de NAFASO, qui nous donne de très bons conseils. Il est lui-même producteur de café-cacao. Il produit les pépinières qu’il met à notre disposition.
Les Ivoiriens appellent notre président, le capitaine Ibrahim Traoré, IB cacao. Nous sommes dans l’obligation de réussir.

Le café, le cacao, l’avocatier poussent bien au Burkina Faso.
LIBERATION BURKINA : Avez-vous espoir quant à la réussite de ce projet
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Nous beaucoup espoir, parce que les seuls défis à relever dans la réussite de ce projet, c’est la disponibilité de l’eau et la sécurisation des parcelles.
Nos membres sont décidés à avancer. Au bout de 5 ans, nous aurons des résultats.
LIBERATION BURKINA : Vous parlez de formation des jeunes. C’est dire que

allez vous investir dans ce domaine ?
MILLOGO ZÉZIMAN SOURO ESAÏE : Nous allons organiser des formations au profit des jeunes. Le chef Bayala André a ouvert un centre dans le Ziro. Si vous réussissez un hectare de café ou de cacao, vous vivez de ça, jusqu’à vos vieux jours.
Il y a des gens qui sont disposés à mettre en place des unités de transformation. Nous allons organiser la commercialisation du café-cacao.


Dans 5 ans, le Burkina Faso aura ses premiers café-cacao en quantité.
Je voulais profiter de cet entretien, pour remercier le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a pris la réussite de ce projet, café-cacao, à bras le corps.

Propos recueillis par Hamed Zerbo.

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