Adaman Dougouri DG de LINKO PERFECT Sarl:« La délibération donnée, par la mairie, à Anayi immobilier était illégale »

 Adaman Dougouri DG de LINKO PERFECT Sarl:« La délibération donnée, par la mairie, à Anayi immobilier était illégale »

Des propriétaires terriens, de la zone non lotie de Belleville, accusent la société immobilière LINKO PERFECT Sarl de s’opposer aux accords de cession des terres qu’ils ont signés avec Anayi immobilier. Pour mieux connaitre les tenants et les aboutissants, de cette affaire brûlante, nous avons approché le directeur général de LINKO PERFECT Sarl, Adaman Dougouri.

Libération : Des propriétaires terriens accusent LINKO PERFECT Sarl dont vous êtes le directeur général, de s’opposer à la cession de leurs terres, à une agence immobilière. Qu’en est-il exactement ?

Adaman Dougouri : Effectivement, vers la fin du trimestre 2018 et le début du 1er trimestre 2019, nous avons eu des échanges, avec ces propriétaires terriens, de la zone Kobawoé, de Belle-ville, et au cours de ces échanges, il y a eu des accords qui ont été formalisés, chez un notaire, qui ont permis à la société immobilière LINKO PERFECT Sarl, d’engager des sommes importantes, pour entamer des démarches afin de viabiliser la zone.

Libération : Peut-on connaitre la superficie que les propriétaires terriens vous ont cédée ?

Adaman Dougouri : C’est environ 120 ha. Il y avait 100 ha, pour la promotion immobilière. Je rappelle que nous sommes venus, dans le cadre du programme gouvernemental, « Les 40 000 logements sociaux ». Une partie des 100 ha, était destinée, à la construction des logements sociaux, sur le site, au bénéfice des populations.

Libération : Nous savons que la mairie est impliquée dans le processus. Avez-vous eu la délibération de la mairie de l’arrondissement N°7 ?

Adaman Dougouri : Quand on arrive dans une zone, c’est de rencontrer d’abord, les autorités communales, pour leur faire part de notre intention, de négocier avec les populations. Cela a été fait. Nous avons négocié avec le maire de l’arrondissement N°7, Herman Sirima. Au début, il n’y a pas eu d’opposition, mais quand nous lui avons dit, que nous sommes inscrits dans le projet gouvernemental, c’est là que sa réticence a commencé. Il nous a fait savoir que sa préoccupation, dans cet arrondissement, était l’apurement du passif foncier. Pour nous, ces deux objectifs ne sont pas antagonistes, puisque c’est pour soulager toujours, les besoins des populations, en matière de logement.

Libération : Le maire a-t-il refusé ?

Adaman Dougouri : Il nous a fait comprendre, à la dernière minute, lorsque nous avons eu tous les accords avec les propriétaires terriens, et qu’on cherchait la délibération, que sa préoccupation, c’est l’apurement du passif foncier. C’est là qu’il y a eu le blocus. Mais, après, nous avons pu renouer le dialogue, par des personnes interposées. Les propositions faites, à l’époque, par la mairie étaient au-dessus, de nos possibilités. D’où l’impasse totale entre la mairie et LINKO PERFECT Sarl.

Libération : Cela veut dire que les négociations n’ont abouti et vous n’avez pas eu de délibération….

Adaman Dougouri : Vu notre refus à adhérer à leurs propositions, ils ont décidé de nous écarter totalement, en imposant la société Anayi immobilier. Et lorsque cette société immobilière rencontre un propriétaire terrien, et que les accords sont signés entre eux, le même jour, des fiches lui sont données, en fonction du nombre de superficie qu’il a. Ces fiches sont vendues comme des cacahouètes, sur le marché, par des propriétaires terriens. Il faut signaler l’illégalité de la délibération donnée à Anayi. Puisque, pour prendre une délibération au profit d’une société immobilière, il faut que celle-ci prouve qu’elle a des accords avec des propriétaires terriens. Or, à l’époque, lorsque le maire Sirima remettait cette délibération à Anayi immobilier, il n’y avait pas d’accord. La preuve, ces propriétaires terriens se sont opposés et se sont plaints, auprès du maire central, Bourahima Sanou, et du maire Herman Sirima lui-même, en disant que ce dernier a pris une délibération, sur leurs terres et contre leur gré, au profit d’une société immobilière, à savoir Anayi immobilier. Le maire Sirima a fini par user de son autorité, pour convaincre ses populations à traiter avec celle-ci.

Nous avons donc saisi la justice pour faire valoir nos droits. C’est là, une décision a été rendue, demandant à Anayi d’arrêter les travaux sur le terrain, car, elle n’a